Le festival Rude Boy unity devient une véritable institution. Rendez vous des crêtes, perfs à clous ou autres baggys, c’est en un mot pour tous les rockeurs et toutes les rockeuses l’événement de la rentrée à ne pas louper. Tout le monde se débrouille: jours de congés, arrêts maladies ou bien encore cours séchés, j’en connaîs un paquet qui se moquent du moyen pourvu qu’ils aient la fin…
PATRICK RAYNAL: DE LA POUDRE A LA PLUME.
C’est à la Grosse Caisse, regretté bistrot de Bastille où les rockeurs à cheveux courts de la capitale se plaisaient à vider Guinness et Père Labat, que nous avons procédé, un soir de septembre 2003, à l’interview de Patrick Raynal. Auteur de romans noirs, scénariste du film «le Poulpe», éternel complice de Jean-Bernard Pouy, ancien militant gauchiste, directeur de la Série Noire, amoureux de littérature américaine, passionné par les grosses bécanes, les déclinaisons ne manquent pas pour définir ce personnage simple et disert. Son dernier roman, «Ex», mêle souvenirs et fiction, réminiscences et nostalgie. Voyage au cœur de la littérature de la fêlure, de Jack London à Jean-Claude Izzo…
Ramallah, fin juillet 2003. Au siège de l’UPMRC, nous rencontrons Nassif, la petite quarantaine et déjà un long passé militant. Affable, un brin désabusé par l’actuelle situation, il évoque son parcours et son rôle au service de la Palestine. Un homme humble et fier, une personnalité enrichissante et émouvante.
Michel Warschawski, dit Mikado, est l’une des figures les plus marquantes de la gauche radicale israélienne. Il lutte depuis plus de 35 ans pour une paix juste avec les Palestiniens et pour une véritable démocratie en Israël. Ses nombreux ouvrages, comme A tombeau ouvert (2003), Sur la Frontière (2002), sont autant d’armes pour les militants. On ne saurait trop conseiller à ceux qui osent encore défendre la politique de l’État hébreu la lecture de cet israélien antisioniste!
Pendant qu’on tue, en Palestine…
«Parmi le fracas des mines, Palestine, quel est ton crime…», les paroles des Bérus résonnent dans ma tête quand je monte dans l’avion, ce deuxième jour de juillet. Les Bérus, bien entendu, mais aussi Haine Brigade, Banda Bassotti, J’aurais voulu («Intifada»), et tous les groupes qui ont chanté la «Belle Palestine». La démo des Brixton Cats ne sortira qu’en novembre, mais j’emmène quand même avec moi, planqué dans un petit coin de ma tête, le morceau ô combien lyrique écrit par les camarades, sur cette terre et ce peuple qu’on assassine. On part longtemps. Avec disques, livres et appareil-photo. A quatre. Mais on sera six du même groupe à passer de l’autre côté de la Méditerranée. Pourquoi la Palestine? Parce que nous voulions juger par nous-mêmes. On ne délègue pas sa pensée sur un sujet aussi brûlant. Or, un séjour sur place est bien plus convaincant qu’une foultitude d’ouvrages. Et puis, il y a le souvenir des lectures de jeunesse, celles qui vous construisent, et les textes si forts de Jean Genet. Récit fragmentaire d’une expérience intense.
Pour compléter l’interview des Bérus, nous avons procédé, quelques jours plus tard, à l’interrogatoire du surnommé Marsu, manager et "commissaire politique" du groupe de 1985 à 1989. Ancien membre du label Bondage, Marsu est l'un des fondateurs de Crash Disques, une petite maison indépendante qui héberge depuis plus de quatre ans Barricata…
Bérurier noir: Même pas mort!
Samedi 8 novembre, juste après une petite manif antifasciste, on se retrouve chez Masto, à Belleville, pour une interview des Bérurier noir. On avait prévu une cassette de 74 minutes, or la discussion dura 2h30...
“This is a working class protest…”
...Ou comment être skin aujourd’hui à Belfast: interview du groupe Runnin’Riot.
Le professeur détruit discourt: « Les Apaches, mythes et réalités»
Paname a toujours été une ville de voyous. C’est un fait. De la cour des miracles médiévale aux tribus urbaines actuelles, chaque époque a produit sa voyouterie spécifique dont les Apaches de la «Belle Époque» restent une des références. Allez les «gonzes»! On range «son surin» dans son «bénard», on pose sa «gâpette» sur le zinc et on s’accorde une pause lecture. Toujours ça que les «roussins» pourront pas vous reprocher.

