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le 4/12/2013 19:28:09

Ami-e-s,

Parce que les temps sont maudits et que notre rage ne s'est toujours pas étiolée...
L'équipe de Barricata déterre la hache de guerre.

Rendez-vous à l'été 2014 pour le numéro 22!

Unite and Win!


le 11/1/2011 23:35:13

Salut à tous,

Barricata, c'est fini.

Ceux qui nous connaissent savent que nous sommes déjà sur un autre projet.

Rendez-vous le 12 mars pour fêter la sortie de la nouvelle revue!

Amitiés libertaires.

PS: les abonné-e-s recevront le nouveau journal.


le 14/10/2010 16:51:59

Après 6 journées de grèves et de manifestations, plusieurs secteurs ont voté la reconduction de la grève, notamment dans les raffineries, dans le rail, dans l'éducation, La Poste, etc. De même, au niveau interprofessionnel dans certains départements, des intersyndicales appellent à généraliser la grève. Enfin ! C'est une incontestable bouffée d'air pour la lutte et nous voulons les saluer.

Maintenant, il nous appartient à toutes et tous, que l'on soit salarié-e-s, chômeurs, précaires, étudiant-e-s ou retraité-e-s, de ne pas laisser ces différents secteurs isolés et de redoubler d'efforts pour convaincre de la nécessité de les rejoindre dans cette grève reconductible, seule capable de faire reculer le gouvernement et d'arriver au retrait de la réforme des retraites.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans un jeu de rôle où chacun avance des chiffres de manifestants ou menace le plus à la télévision… Nous sommes bel et bien en plein cœur d’un combat social entre deux classes. D’un côté, celle des patrons et de leurs exécutants gouvernementaux, qui cherchent à préserver leurs privilèges et leurs profits. Et, face à eux, les travailleurs, qui cherchent à défendre leurs droits sociaux durement acquis et à en conquérir de nouveaux, fondés sur une répartition égalitaire des richesses.

Il ne s’agit pas de parler de « radicalisation possible » ou de « ne rien lâcher », il s’agit de le faire. Soyons clairs. Soit nous voulons réellement nous donner les moyens de gagner ce combat, et la grève générale reconductible avec blocage économique du pays est notre seule arme susceptible d’imposer le retrait du projet de loi. Sinon, si les centrales syndicales en restent aux déclarations de principes plus ou moins énervées, la défaite est assurée…
Le gouvernement et ses donneurs d’ordre patronaux se moquent éperdument des manifestations, quel que soit le nombre de personnes qui défilent ou la fréquence des mobilisations. Ils n’ont même de cesse de le répéter.

Il est de la responsabilité des organisations syndicales de tenir un discours clair aux salariés. Le choix est simple : avouer la défaite et ranger les banderoles ou généraliser dès maintenant la grève reconductible. Pour la CNT, il est hors de question de céder sans avoir essayer. Nous appelons donc tous les travailleurs et syndicats, quelles que soient les étiquettes à se coordonner et à lancer sans attendre les grèves reconductibles nécessaires à la victoire et à organiser des blocages économiques, dans les zones industrielles et partout où nous produisons les richesses. Avec la précarité croissante, les contrats d’intérim et autres, nous savons bien que tout le monde ne peut faire grève. Aidons-les en ciblant la seule préoccupation du patronat : son portefeuille.

Ce n’est pas au patronat de faire la loi.
C'est nous qui produisons, donc c'est nous qui décidons !
Riposte syndicale, grève générale !

http://www.cnt-f.org/urp/


le 30/6/2010 14:09:41

Bonjour camarades,
Ce mardi matin, avait lieu le départage des prud'hommes, pour demander la nullité des mises à pied et des licenciements pour les filles de la section People and Baby.
A cette occasion, plus de 70 camarades de la CNT et d'autres organisations étaient présents en solidarité à la section.
Dans la partie adverse, seules Odile BROGLIN, femme du PDG et son avocate se sont présentées; Une fois de plus, Christophe Durieux a évité la confrontation en envoyant sa femme au charbon.
Belle plaidoirie de notre avocat!
La section et la CNT peuvent être fiers de cette mobilisation importante, (surtout un matin en pleine semaine) et de la magnifique lutte menée depuis plus de 3 mois.
Le résultat sera rendu le 20 Juillet, le procès au fond,quant à lui, aura lieu le 2 décembre.
La lutte continue! Un coup contre un est un coup contre nous tous!

http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/
La section CNT People And Baby remercie tous les camarades qui nous ont soutenues depuis le début envers et contre tout!


le 15/6/2010 12:28:02

People and Baby : réintégration des salariées licenciées pour activité syndicale !

La section CNT People and Baby a vu le jour en novembre 2009, au sein d’une
entreprise de gestion de crèches privées ou sous délégation de service
public. En 2006, People and Baby a remporté le marché de la halte-garderie Giono,
dans le 13e arrondissement de Paris, jusque-là sous le régime
associatif.

Les professionnelles de la petite enfance ont créé cette section syndicale dans le
but de revendiquer leurs droits, de meilleures conditions de travail et
afin de maintenir leur projet pédagogique initial visant le bien-être, l’autonomie,
ainsi que l’épanouissement des tout-petits en collectivité et un
accueil de qualité.

En novembre 2009, la section publie son premier tract. Le 1er mars, suite à des
pressions grandissantes et à des propositions de mutations et de
ruptures conventionnelles de contrat, les salariées de la structure se mettent en
grève, avec le soutien des parents. Le lendemain matin, dès leur
arrivée sur leur lieu de travail, une nouvelle équipe accueille les enfants, elles
sont mises à pied sur le champ. Le motif invoqué par la direction : «
manquement à l’hygiène »… Trois semaines plus tard, trois des salariées sont
licenciées, la représentante de la section syndicale est réintégrée à la
halte-garderie Giono, et une cinquième est tout d’abord mutée dans une autre crèche
(d’entreprise) gérée par People and Baby, avant d’être réintégrée
sous la pression à la halte-garderie Giono.

Elles sont licenciées pour manquement à l’hygiène, alors que les entretiens
d’évaluation de février 2010 sont tous exemplaires sur ce sujet et que
l’entreprise n’a ni convention collective ni CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et
des conditions de travail) ! Depuis, la médecine du travail a remis
en cause par écrit ces accusations et l’inspection du travail a, à maintes reprises,
relevé les manquements de People and Baby au droit du travail
(entrave au droit syndical ou au droit de grève, lien des licenciements avec la
grève, etc.). Il s’agit bien donc d’un licenciement pour activité syndicale.
Depuis, les deux salariées réintégrées sont en grève illimitée et luttent avec leurs
camarades licenciées pour la réintégration de toute l’équipe à la
halte-garderie Giono. Soutenues par leur syndicat et leur confédération, mais aussi
par de nombreux militants, le NPA, le PCF, et PG ou encore une
intersyndicale du 13e arrondissement, qui comporte des syndicats SUD, mais aussi de
la CGT ou de la FSU ; elles enchaînent manifestations,
rassemblements, pétitions, occupation de la crèche (une fois), du siège social (deux
fois, dont cinq jours fin mai) et même manifestation, le 1er Mai,
jusque devant le siège de l’entreprise puis le domicile de Christophe Durieux, le
patron.

Parallèlement, une action juridique a été lancée. Le dossier est passé en référé le
27 mai aux prud’hommes de Paris (le patron n’a même pas daigné
venir) et a été renvoyé en départage le 29 juin. Les cinq salariées demandent leur
réintégration et refusent de demander des indemnités : il s’agit de
dignité et de respect du droit syndical, pas d’un marchandage.

Cette détermination sans faille, assortie d’un soutien financier qui permet de payer
les salaires, n’a pour l’instant pas permis de faire plier un patron
qui refuse par principe de revenir sur sa décision, et sèche les conciliations
devant les prud’hommes.

Ces cinq salariées sont solidaires dans la lutte pour la réintégration de toutes à
la halte-garderie Giono. Et elles ne lâcheront rien ! Un coup contre
l’un d’entre nous est un coup contre tous ! Ne laissons pas faire, solidarité !
Soutenez la lutte de la section syndicale CNT People and Baby

Rassemblement mardi 29 juin 2010,
à partir de 9 h, au conseil des prud’hommes de paris,
27 rue Louis-Blanc, paris 10e, M° louis-blanc

Le syndicalisme est un droit ! C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui
décidons ! On ne lâchera rien !

sectionpetb@cnt-f.org
http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com


le 21/4/2010 15:56:51

Salut,

L'auteur et éditeur indépendant américain André Schiffrin a écrit trois livres importants, tous publiés aux éditions La Fabrique:

- "L'édition sans éditeurs"
- "Le contrôle de la parole"
- "L'argent et les mots"

http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=495

Il viendra nous présenter ses analyses sur la concentration de l'information - donc du pouvoir - entre les mains des grands groupes d'industrie et de communication jeudi 29 avril, à la CNT, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris.

Cette rencontre sera suivie d'un concert avec le groupe La Rabia.
http://www.la-rabia.fr/

Entrée libre.
Les bénéfices du bar seront reversés à la caisse de grève de l'éducation-93


le 15/4/2010 14:21:46

Christophe Durieux est un patron qui se dit progressiste.

Il anime la société People and Baby: 80 crèches d'entreprises et de collectivités au compteur.

1000 salarié-e-s.

Pas de syndicats... sauf que depuis peu la CNT (anarcho-syndicaliste) s'est établie dans ce temple de la gestion sociale mâtinée de paternalisme et de libéralisme.

Le patron progressiste n'a pas aimé que ses salariées de la halte-garderie Giono (XIIIe arrondissement, Paris) se mettent en grève le 2 mars pour réclamer des augmentations de salaires et de meilleures conditions d'hygiène.

Le patron progressiste les a toutes mises à pied, puis en a licenciées trois pour "insubordination". Mais il a dû réintégrer la représentante de la section syndicale (RSS), une travailleuse protégée.

Depuis plusieurs semaines, les salariées en grève et les licenciées rappellent au patron le sens du mot "collectif".

Diffusions de tracts, occupations, manifestations et autres formes de protestation se multiplient.

Tout est là:
http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/

Les salariées et les licenciées de People and Baby ont besoin de votre aide logistique, politique et financière.

C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons!


le 21/3/2010 12:50:15

Libertalia vient de publier Les Mots sont importants, un livre qui va à rebours des discours actuels sur l'identité nationale, le féminisme, le sarkozysme...
On peut se le procurer ici:http://editionslibertalia.com/

En voici l'introduction:

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le 22/1/2009 17:17:28

Éric Hazan est l’éditeur de La Fabrique. Il vient de rédiger ce texte qui circule en ce moment sur le Net.

Les millions de Juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d’un judaïsme européen. Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C’était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d’Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d’Odessa et jusqu’à certaines familles de banquiers comme celle d’Aby Warburg. Ces gens-là n’étaient pas meilleurs que d’autres, mais ils n’avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d’existence ne leur offraient comme issues que l’argent et l’étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l’occasion de sentir les effets. Beaucoup d’entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d’émancipation de la première moitié du siècle dernier : c’est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l’empire tsariste, jusqu’aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l’occupant. Et c’est sur ce terrain qu’ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d’émancipation dans le monde, les Noirs américains, l’ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération. Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n’est pas la peine de s’énerver, qu’il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l’entrée de l’armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D’abord par le degré de brutalité, le nombre d’enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d’État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale. Mais le tournant n’est pas seulement celui de l’horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les Juifs depuis Auschwitz. Le premier, c’est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes ­ les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s’enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu’il n’y a plus qu’à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux Juifs en Europe de l’Est pendant la guerre, et sur ce point j’attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées. L’autre nouveauté, c’est le silence de la majorité des Juifs. En Israël, malgré le courage d’une poignée d’irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d’intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n’en ai pas entendu assez. Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« ne pas importer le conflit »), il est temps que les Juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l’inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu’ils faisaient pendant ce temps-là » et je n’aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre. Éric Hazan.


le 26/12/2008 23:25:37

L’Envolée, #24, novembre 2008, 52 pages A4, 2 €.
Depuis des années, contre vents et marées, en dépit de la répression et des vilenies, l’Envolée – le journal de critique du système carcéral et judiciaire – poursuit sa route. Comme l’énoncent ses rédacteurs en préalable : « S’attaquer à l’enfermement, c’est forcément s’en prendre aussi à tout ce qui fabrique, réforme, perfectionne le contrôle social hors des murs des prisons : le formatage des “citoyens” dès le plus jeune âge, le salariat précarisé ou à perpète, l’urbanisme qui flique les villes et quadrille les espaces sont bien le pendant de la construction des prisons. L’enfermement carcéral joue un rôle social de repoussoir ; il produit une peur nécessaire au maintien de cette société. En ce sens, c’est bien plus qu’une simple répression, qu’un moment de contrôle, de sanction des actes “délictueux” ; c’est un ciment nécessaire à l’État pour permettre au capitalisme de continuer à se développer dans ses nouvelles formes. » Dans ce numéro, on lira, entre autres articles, le poignant témoignage d’Hugo, un ancien détenu qui a passé vingt-neuf ans en prison. Un long dossier est consacré à l’incendie du centre de rétention de Vincennes, le 22 juin 2008. Un autre s’intéresse aux femmes en prison et dresse quelques pistes de réflexion. Enfin, un article s’intéresse aux expertises génétiques et aux liens entre laboratoires et tribunaux, i.e la poursuite massive du fichage ADN. L’Envolée est un excellent journal, à la maquette très (trop ?) sobre. Abonnez-vous ! Contact : L’Envolée, 43, rue de Stalingrad, 93100 Montreuil. (15 euros/an).


le 10/10/2008 1:24:11

La privatisation de la Poste pour janvier 2009, annoncée cet été en catimini, menace le statut des fonctionnaires postiers. Lors de la séparation de la Poste et de la Banque postale, le directeur de communication avait expliqué sans rire qu’il s’agissait de donner une image plus dynamique de l’entreprise et de mieux affronter la concurrence bancaire. En vidant le service public de la Poste de son contenu (banque, colis), on la vide aussi de ses activités les plus rentables. Mais les salariés et les usagers préféreraient un véritable service public, de meilleures conditions de travail ou encore la fin des fermetures de bureaux. Cette privatisation annoncée est accompagnée de la mise au pas des éléments les plus récalcitrants à la casse du service public. Serge Reynaud, facteur à Marseille 01-Colbert, militant de la CNT-PTT, a été convoqué à Paris devant le conseil central de discipline de la Poste le 26 septembre 2008. La sanction demandée était la révocation. Du 14 au 31 mai 2008 a eu lieu un conflit départemental à l’appel des syndicats CGT et SUD contre le projet Facteur d’avenir, projet qui veut restructurer l’ensemble de la chaîne d’acheminement et de distribution du courrier. Ce projet pourrait entraîner la suppression d’environ 1 000 emplois sur le département. Fermeture de centres de tri, regroupements de centre de distribution, modification des normes et des cadences, mise en place de l’autoremplacement sont au programme.

Facteur d’avenir est particulièrement combattu dans les Bouches-du-Rhône. En octobre 2006 et en mars 2007, la Poste avait dû faire des concessions aux facteurs en lutte. En 2008, le conflit a été âpre : remplacement des grévistes par des intérimaires, huissiers présents dans tous les centres en grève, pression sur les grévistes placés en absence irrégulière, etc. Malgré dix-sept jours de conflit et 400 agents en grève chaque jour, le conflit s’est achevé sur un constat de désaccord. Le 19 juin, notre camarade Serge Reynaud est convoqué à la direction. On lui reproche une prise de parole de cinq minutes le 21 mai 2008 dans son bureau, ainsi que d’avoir participé à une action collective pour obtenir l’ouverture des négociations (tentative d’ouvrir le sas de la direction), rien que des faits de grève, sortis de leur contexte pour justifier des poursuites disciplinaires.

Cela faisait longtemps que la Poste rêvait de se payer ce qu’elle appelle la « Principauté postale des Bouches-du-Rhône », tant nos luttes lui déplaisent.

Des rassemblements de soutien à Serge ont été organisés dans les jours qui ont suivi l’annonce de son conseil de discipline et le jour même de celui-ci, le 26 septembre, à Marseille, Perpignan, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Aubenas, Lille et Grenoble. Des messages de soutien de nombreux contacts internationaux de la CNT sont arrivés d’Algérie, de l’Île Maurice, d’Espagne, de Pologne, du Chili, de Guinée… Et à Paris, pendant que Serge subissait son « procès » pendant plus de sept heures, un rassemblement regroupant, outre la CNT, des militants de SUD, de la CGT, des non-syndiqués et même Arlette en personne a eu lieu, juste en face de la salle où se déroulait le jugement. Après une heure de délibération, le verdict tombe. Si la révocation a été écartée à l’unanimité, il y a eu partage des voix entre les élus du personnel et les représentants de la direction sur la sanction : à la demande de la direction, deux ans de mise à pied ont été requis. Dans quinze jours, Serge aura la réponse qui décidera de son avenir à la Poste. Mais il ne compte pas en rester là. A suivre, donc.

Aujourd’hui, c’est notre solidarité qui doit être exemplaire. Des soirées de soutien à Serge sont organisées depuis début septembre partout en France. Pour les connaître, rendez-vous sur le site de la Fédération CNT-PTT.

C’est pour empêcher que demain on puisse s’organiser et lutter que la Poste veut frapper un grand coup. Face aux menaces de sanction, notre riposte : la solidarité !


le 21/7/2008 11:54:30

9 juillet 2008, nouveau voyage vers les Territoires Occupés de Palestine...
Je ne pense même pas aux formalités douanières lorsque j'arrive vers 14h à l'aéroport Ben Gourion. Le contrôle de mon passeport et l'apposition du visa d'entrée n'ont jamais pris plus de quelques minutes...

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le 23/6/2008 15:28:16

Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons tous les centres de rétention !

Hier, dimanche 22 juin, vers 15 heures, les détenus des CRA 1 et 2 de Vincennes ont mis le feu aux matelas de leurs chambres. Rapidement, l'incendie s'est propagé. En une demi-heure, cette prison pour étrangers n'était plus que cendres.

La colère des sans-papiers était d'autant plus vive que la veille, l'un des leurs est décédé, faute de médicaments pour son cœur fragile. Les flics, coutumiers des brimades et des mesquineries, ont cru bon de le faire attendre quelques heures. IL EN EST MORT!

À minuit, les sans-papiers ont quitté le centre, dans des bus bondés, en direction de Nîmes et de Lille, où on les parquera dans d'autres prisons pour étrangers.

Les voir ainsi entassés, à peine soignés des tabassages qui ont suivi l'incendie, non nourris depuis le midi, était proprement insupportable.

Cette société dégueulasse, c'est la nôtre.
Combien de temps supportera-t-on encore l'intolérable?

Pas de justice-Pas de paix!
Feu aux prisons!
Gloire aux sans-papiers en lutte!


le 7/5/2008 1:10:37

Fajardie est mort ! Bordel, c’est pas facile à encaisser !
Ce lundi 5 mai, à l’heure où son décès a été annoncé, je pensais justement à lui en lisant un énième article sur Mai-68. Je me disais : « Ils ont tous oublié de parler de Jeunes femmes rouges toujours plus belles, quel manque de goût ! »

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le 4/1/2008 11:07:17

Ce texte a d'abord paru dans la revue No Pasaran de décembre 2007.

Interview de Maria Rozalskaya, du Centre Sova et de Mina Sodman, du journal antifasciste de Saint-Pétersbourg, Antifascistki Motiv

À quelques semaines des élections en Russie, nous avons rencontré deux militantes antifascistes russes : l’une, de Moscou, participe au Centre Sova, qui recense quotidiennement dans la presse russe (y compris sur Internet) les indicateurs de l’activité d’extrême droite en Russie, l’autre, de Saint-Pétersbourg, participe au journal antifasciste Antifascistki Motiv, successeur de Tum Balalaïka, partie prenante depuis une dizaine d’années du Réseau antifasciste international Antifanet auquel participe également le réseau No Pasaran.

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le 21/12/2007 12:09:29

Il est des histoires que l’on aimerait ne pas voir s’arrêter. Il est encore des histoires qui survivent à notre culture enfantine et manichéenne. Le bien contre le mal. Les cow-boys contre les Indiens. Les gendarmes contre les voleurs. Faire l’inversion. Se mettre de l’autre côté du manche. Vous aurez alors une définition à peu près correcte de la justice sociale.

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le 8/8/2006 9:02:34

Les fils de la nuit, souvenirs de la guerre d’Espagne (juillet 1936-février
1939), Antoine Gimenez et les Giménologues, coédition L’Insomniaque & Les Giménologues, Montreuil-Marseille, 2006.

Que sait-on du vécu réel des combattants révolutionnaires dans l’Espagne de 1936? Pas grand chose ! Trop souvent des textes, récits ou analyses nous ont laissés sur notre faim en décrivant un quotidien sublimé, héroïque ou misérable, trop souvent voilé par le «politiquement correct» nécessaire à toutes les idéologies,
même anarchiste, pour se maintenir malgré leurs résultats.

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le 16/5/2006 17:06:11

Comprendre le pouvoir, Noam CHOMSKY, Aden 2005, 197 p, 10 €.
Ce livre est une compilation des conférences prononcées par Chomsky entre 1989 à 1999. Il est assez surprenant d’observer les corrélations entre le contenu des premières conférences datées de 1989/1990 et l’actualité, par exemple l’affaire des tortures orchestrées par la CIA à l’encontre des suspects de terrorisme. Les tortures commanditées par les Etats-Unis et effectuées dans des pays où elle n’est pas interdite, ne vont pas sans rappeler l’utilisation par les Américains dans les années 80 d’Etats mercenaires. Ceux-ci évoqués par Chomsky, tels Israël, Taiwan ou encore l’Afrique du Sud, étaient déjà des intermédiaires opérant des interventions clandestines au Guatemala ou au Nicaragua pour le compte des Etats-Unis. Pourquoi ? Pour ménager l’opinion américaine qui n’aurait pas toléré une intervention directe des Etats-Unis, comme aujourd’hui elle n’accepterait pas l’application de la torture sur le territoire américain. L’opinion. Il en est question bien sûr. Notamment l’analyse des dissidences et surtout, un sujet qui prend de la place dans la pensée de Chomsky, à savoir la manipulation médiatique. Dernier point qui se rapporte aussi à l’actualité, « l’essor du fondamentalisme religieux » (évoqué alors en avril 1989…). Chomsky tente une analyse intéressante sur celui des Etats-Unis : « Nous avons une population très dépolitisée et cela pourrait bien être une des causes de ce phénomène : si la vie sociale et politique n’offre pas aux gens de possibilités pour former des communautés et des associations s’occupant de choses qui ont un sens pour eux, ils cherchent d’autres façons de le faire, et la religion en est une, évidente. » Et c’est aux églises de toutes confessions d’intervenir pour exercer le pouvoir. En conclusion donc, rien de nouveau dans cet ouvrage, mais une analyse fondée sur des exemples concrets. En quelque sorte, une aide à la structuration de notre pensée critique. Géraldine.


le 16/5/2006 17:04:45

ART NARCHIE, fanzine de contre-culture lycéenne, 1,5 euros. Avril 2005.
Mise à part la maquette sur fond blanc, ces quelques pages me rappellent le premier fanzine (ah nostalgie !) que j’ai fait dans ma cambrouse avec les potes lycéens, quand le service d’ordre des JC tremblait dans les manifs devant la bande de punks anarchistes (quelle horreur!) que nous étions. Introduction par une poésie, revendications lycéennes, interview des chippendales français du street punk ou de la oï, comme il vous plaira. Entretien avec le SCALP, article sur la fourrure, dessins, tout y est ! Ecrivez à vincent_skarock@hotmail.com. Géraldine.

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le 6/8/2005 21:49:02

Entrevue avec Normand Baillargeon
Montréal, juillet 2004

Normand Baillargeon est professeur de philosophie et de sciences de l’éducation à l'Université du Québec, Montréal. Militant anarchiste et auteur de plusieurs ouvrages, dont l’Ordre moins le Pouvoir, il vient de faire paraître Les Chiens ont soif (Agone et Comeau Nadeau, Marseille et Montréal) et La lueur d'une bougie (fides, Les Grandes Conférences. Montréal).

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le 21/6/2005 12:15:13

King Martov répond.
Un article d'abord édité dans le journal So Foot.

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le 21/6/2005 12:06:12

Interview de Nico, par Sandro, à propos du zine et du RASH notamment. Avril 2005.

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le 31/1/2005 14:15:20

Ce n'est pas dans le but de coincer ou de dénigrer une institution comme le RASH et son organe de communication qu'est Barricata que nous avons élaboré ce questionnaire. Nous l'avons rédigé à partir de ce que nous aimerions savoir et apprendre, ainsi que pour obtenir une réponse à un certain nombre d'interrogations de notre part ainsi que de celles de nos proches, et, nous l'imaginons, de nos futurs lecteurs. Nous avons choisi de sortir un peu du cadre de l'interview classique et policée habituelle, pour permettre à tous d'approfondir le débat et d'y voir plus clair. Voici ce que tout un chacun peut être en droit de se poser comme questions sur le RASH Paris, et les constats, sans jugement de valeurs ni engagement de notre part, que nous avons pu faire, ainsi que les commentaires entendus autour de nous.

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le 4/12/2004 19:23:00

Eléments pour un historique du mouvement skinhead.

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