<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<?xml-stylesheet href="rss.css" type="text/css"?>
<rss version="2.0">
	<channel>
		<title>BARRICATA</title>
		<link>http://contre.propagande.org/pravda</link>
		<description>zine de contre-culture libertaire du RASH Paris-Banlieue</description>
		<managingEditor>rashparis@hotmail.com (BARRICATA)</managingEditor>
		<webMaster>rashparis@hotmail.com (BARRICATA)</webMaster>
		<generator>XOOPS 2.0.13 / RSSFit 1.2</generator>
		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
		<language>fr</language>
		<lastBuildDate>Thu, 20 Nov 2008 13:21:08 +0100</lastBuildDate>
		<image>
			<title>BARRICATA</title>
			<url>http://contre.propagande.org/pravda/images/logo.gif</url>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/</link>
		</image>
		<item>
			<title>Tous avec Serge des PTT! Solidarité!</title>
			<description><![CDATA[La privatisation de la Poste pour janvier 2009, annoncée cet été en catimini, menace le statut des fonctionnaires postiers. Lors de la séparation de la Poste et de la Banque postale, le directeur de communication avait expliqué sans rire qu&#8217;il s&#8217;agissait de donner une image plus dynamique de l&#8217;entreprise et de mieux affronter la concurrence bancaire. En vidant le service public de la Poste de son contenu (banque, colis), on la vide aussi de ses activités les plus rentables. Mais les salariés et les usagers préféreraient un véritable service public, de meilleures conditions de travail ou encore la fin des fermetures de bureaux. Cette privatisation annoncée est accompagnée de la mise au pas des éléments les plus récalcitrants à la casse du service public. Serge Reynaud, facteur à Marseille 01-Colbert, militant de la CNT-PTT, a été convoqué à Paris devant le conseil central de discipline de la Poste le 26 septembre 2008. La sanction demandée était la révocation. Du 14 au 31 mai 2008 a eu lieu un conflit départemental à l&#8217;appel des syndicats CGT et SUD contre le projet Facteur d&#8217;avenir, projet qui veut restructurer l&#8217;ensemble de la chaîne d&#8217;acheminement et de distribution du courrier. Ce projet pourrait entraîner la suppression d&#8217;environ 1 000 emplois sur le département. Fermeture de centres de tri, regroupements de centre de distribution, modification des normes et des cadences, mise en place de l&#8217;autoremplacement sont au programme.<br /><br />Facteur d&#8217;avenir est particulièrement combattu dans les Bouches-du-Rhône. En octobre 2006 et en mars 2007, la Poste avait dû faire des concessions aux facteurs en lutte. En 2008, le conflit a été âpre : remplacement des grévistes par des intérimaires, huissiers présents dans tous les centres en grève, pression sur les grévistes placés en absence irrégulière, etc. Malgré dix-sept jours de conflit et 400 agents en grève chaque jour, le conflit s&#8217;est achevé sur un constat de désaccord. Le 19 juin, notre camarade Serge Reynaud est convoqué à la direction. On lui reproche une prise de parole de cinq minutes le 21 mai 2008 dans son bureau, ainsi que d&#8217;avoir participé à une action collective pour obtenir l&#8217;ouverture des négociations (tentative d&#8217;ouvrir le sas de la direction), rien que des faits de grève, sortis de leur contexte pour justifier des poursuites disciplinaires.<br /><br />Cela faisait longtemps que la Poste rêvait de se payer ce qu&#8217;elle appelle la « Principauté postale des Bouches-du-Rhône », tant nos luttes lui déplaisent.<br /><br />Des rassemblements de soutien à Serge ont été organisés dans les jours qui ont suivi l&#8217;annonce de son conseil de discipline et le jour même de celui-ci, le 26 septembre, à Marseille, Perpignan, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Aubenas, Lille et Grenoble. Des messages de soutien de nombreux contacts internationaux de la CNT sont arrivés d&#8217;Algérie, de l&#8217;Île Maurice, d&#8217;Espagne, de Pologne, du Chili, de Guinée&#8230; Et à Paris, pendant que Serge subissait son « procès » pendant plus de sept heures, un rassemblement regroupant, outre la CNT, des militants de SUD, de la CGT, des non-syndiqués et même Arlette en personne a eu lieu, juste en face de la salle où se déroulait le jugement. Après une heure de délibération, le verdict tombe. Si la révocation a été écartée à l&#8217;unanimité, il y a eu partage des voix entre les élus du personnel et les représentants de la direction sur la sanction : à la demande de la direction, deux ans de mise à pied ont été requis. Dans quinze jours, Serge aura la réponse qui décidera de son avenir à la Poste. Mais il ne compte pas en rester là. A suivre, donc.<br /><br />Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est notre solidarité qui doit être exemplaire. Des soirées de soutien à Serge sont organisées depuis début septembre partout en France. Pour les connaître, rendez-vous sur le site de la Fédération CNT-PTT.<br /><br />C&#8217;est pour empêcher que demain on puisse s&#8217;organiser et lutter que la Poste veut frapper un grand coup. Face aux menaces de sanction, notre riposte : la solidarité !<br /><br />]]></description>
			<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 01:24:11 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=217</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=217</guid>
		</item>
		<item>
			<title>En Israël, le ministre de l&#039;Intérieur est toujours le ministre des Expulsions...</title>
			<description><![CDATA[9 juillet 2008, nouveau voyage vers les Territoires Occupés de Palestine...<br />Je ne pense même pas aux formalités douanières lorsque j'arrive vers 14h à l'aéroport Ben Gourion. Le contrôle de mon passeport et l'apposition du visa d'entrée n'ont jamais pris plus de quelques minutes...]]></description>
			<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 11:54:30 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=216</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=216</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Centres de rétention : c&#8217;est arrivé près de chez vous !</title>
			<description><![CDATA[La révolte continue !<br />Mi-décembre 2007, une lutte a débuté dans le centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, près de Roissy : inscriptions sur les tee-shirts, cahier de doléances, refus de rentrer dans les chambres, grève de la faim. Le 27 décembre, pour casser la lutte, Abou considéré par la police comme un des meneurs du mouvement, a été transféré au CRA de Vincennes. Le même jour, les détenus de Vincennes ont entamé à leur tour une grève de la faim et ont refusé de rentrer dans leurs chambres. Dans la nuit du 28 au 29 décembre, cent cinquante CRS ont fait irruption dans le centre pour forcer, manu militari, les détenus à rejoindre leurs chambres. Une répression sans précédent ! Des détenus ont été grièvement blessés. Trois nuits de suite, les CRS ont maté la révolte. Depuis six mois, pas une semaine ne s&#8217;est déroulée sans que les retenus refusent de manger, d'entrer dans leurs chambres, sans qu&#8217;ils déchirent leurs cartes et qu&#8217;ils se solidarisent contre les violences policières. Face à l&#8217;arbitraire et la répression, les détenus ont choisi la révolte. Les revendications sont claires : le but n&#8217;est pas d&#8217;améliorer les conditions de détention mais de lutter contre les expulsions et pour la fermeture des centres de rétention.<br /><br />Le centre de rétention de Vincennes&#8230;<br />Le centre de rétention administrative de Vincennes compte deux cent quarante places. Bien souvent débordé, c&#8217;est le plus gros centre de France. En 2007, plus de cinq mille personnes y ont transité ! Environ dix personnes y affluent chaque jour. Le centre est divisé en deux sites, le CRA 1 et le CRA 2, qui ne communiquent pas entre eux. Un muret les sépare. Pendant les révoltes, les détenus se parlent en l&#8217;escaladant. Selon le niveau de tension, les flics déplacent les « meneurs » dans l&#8217;un ou l&#8217;autre des bâtiments. Des cabines téléphoniques souvent surveillées sont, pour certains, le seul moyen de communiquer avec l&#8217;extérieur. Les portables avec appareil photo sont confisqués à l&#8217;entrée. Les stylos et les briquets sont interdits. Les détenus sont comptés au moins une fois par jour. Les flics et l&#8217;administration maintiennent une pression en appelant les gens par les haut-parleurs à n&#8217;importe quelle heure du jour ou de la nuit. Chaque détenu est muni d&#8217;une carte avec son nom, sa nationalité supposée et une photo. Elle doit être présentée aux flics pour chaque démarche : aller au réfectoire, voir un médecin, prendre un rendez-vous à la Cimade (service &#339;cuménique qui se consacre à l'accompagnement des étrangers en voie d'expulsion, ndlr)&#8230; Le centre est surpeuplé. Au début du mois de décembre 2007, on pouvait compter jusqu&#8217;à cinquante arrivées par jour ! <br /><br />Les rafles<br />Les préfectures organisent des rafles massives sous prétexte de lutte contre le travail illégal, la recherche de stupéfiants, la prostitution organisée&#8230; Le procureur délimite un territoire et ordonne le contrôle d&#8217;identité dans tous les lieux publics : rues, bars, salon de coiffure, épicerie, métro&#8230; La chasse est ouverte. Les personnes sans titre de séjour restent quarante-huit heures en garde à vue avant que leur soit notifié, par le juge des Libertés et de la Détention (JLD), un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). Ces personnes sont maintenues en « rétention administrative » pour une durée de quinze jours, en attente de leur expulsion. Les consulats des pays d&#8217;origine (ou supposés tels) des personnes dites « sans-papiers » doivent leur délivrer un laissez-passer pour permettre le franchissement de leur frontière. Si au bout de quinze jours aucun laissez-passer n&#8217;est délivré, la personne repasse devant le juge qui décide ou non de maintenir la rétention quinze jours supplémentaires. Au terme de trente-deux jours de rétention, si la personne n&#8217;a été reconnue par aucun consulat, elle est remise en liberté et doit quitter le territoire français par ses propres moyens, dans les huit jours. Jusqu&#8217;à la prochaine rafle, au prochain contrôle&#8230; Pendant la rétention, la majorité perd son travail et son logement. Sans compter le traumatisme subi. Les détenus sont enfermés, séquestrés, parfois en isolement total, victimes d&#8217;insultes racistes, nourri avec une bouffe immangeable. Ce sentiment d&#8217;être traités comme de la merde les conduit à se mutiler pour se faire entendre.<br /><br />La mobilisation à l&#8217;extérieur<br />Rien ne peut transparaître de ces lieux de privation de liberté. Des manifestations formelles ou informelles sont régulièrement organisées devant le centre. Un contact permanent doit être maintenu avec les détenus. Les témoignages sont publiés. La mobilisation va jusqu&#8217;à se rendre à l&#8217;aéroport pour empêcher une expulsion en s&#8217;adressant au passager ou en faisant pression sur les compagnies qui collaborent. Des brochures pour lutter contre les expulsions sont éditées. <br /><br />Liberté de circulation !<br />Les projets de loi visant à « humaniser » les conditions d&#8217;enfermement ou à « réguler » les flux migratoires ne sont qu&#8217;une pierre de plus à l&#8217;édifice de leur société répressive. Les politiques menées jusqu&#8217;à présent ne font qu&#8217;alimenter les idées nauséabondes proches des idéologies nationalistes. Qu&#8217;elles soient menées par des gouvernements de gauche ou de droite, l&#8217;objectif est de profiter d&#8217;une main-d&#8217;&#339;uvre corvéable à merci. Nous commencerons à croire que leur but n&#8217;est pas de nous asservir quand sera déclarée la liberté de circulation et d&#8217;installation pour tous. R.B.<br /><br />À télécharger : Comment s&#8217;organiser contre les expulsions (sanspapiers.internetdown.org)<br />Contact : <a href="mailto:fermeturetention@yahoo.fr">fermeturetention@yahoo.fr</a><br />Site : inforetention.kofele.org/<br />Source chiffrée sur la gestion du centre : rapport de la Cimade, 2007.<br />]]></description>
			<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 15:38:23 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=215</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=215</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Six mois de lutte au centre de rétention de Vincennes!</title>
			<description><![CDATA[L'incendie du centre de rétention de Vincennes du dimanche 22 juin marque le point d'orgue d'une lutte qui a débuté en novembre 2007.<br />]]></description>
			<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 15:36:48 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=214</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=214</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Gloire aux sans-papiers de Vincennes!</title>
			<description><![CDATA[Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons tous les centres de rétention !<br /><br />Hier, dimanche 22 juin, vers 15 heures, les détenus des CRA 1 et 2 de Vincennes ont mis le feu aux matelas de leurs chambres. Rapidement, l'incendie s'est propagé. En une demi-heure, cette prison pour étrangers n'était plus que cendres. <br /><br />La colère des sans-papiers était d'autant plus vive que la veille, l'un des leurs est décédé, faute de médicaments pour son c&#339;ur fragile. Les flics, coutumiers des brimades et des mesquineries, ont cru bon de le faire attendre quelques heures. IL EN EST MORT!<br /><br />À minuit, les sans-papiers ont quitté le centre, dans des bus bondés, en direction de Nîmes et de Lille, où on les parquera dans d'autres prisons pour étrangers.<br /><br />Les voir ainsi entassés, à peine soignés des tabassages qui ont suivi l'incendie, non nourris depuis le midi, était proprement insupportable.<br /><br />Cette société dégueulasse, c'est la nôtre.<br />Combien de temps supportera-t-on encore l'intolérable?<br /><br />Pas de justice-Pas de paix!<br />Feu aux prisons!<br />Gloire aux sans-papiers en lutte!<br /><br />]]></description>
			<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 15:28:16 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=213</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=213</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Solidarité avec Freddy et le RASH Nueva-Colombia!</title>
			<description><![CDATA[Solidarité avec Freddy et le RASH Nueva-Colombia !<br /><br />Depuis le 15 mars 2008, le chanteur de Komintern 43 est en prison. À nous de l&#8217;aider à sortir de là ! Organisons-nous : concerts, projections, collectes. La solidarité est une arme !<br />Envoyez vos chèques à l'ordre de Barricata, mention "solidarité Freddy" au dos.<br /><br />En juillet et en août 2007, je me suis rendu en Colombie, parce que d&#8217;une façon générale, avant de juger, j&#8217;aime comprendre. Et parce que la meilleure méthode pour entrevoir une ou plusieurs facettes de la réalité internationale, c&#8217;est encore d&#8217;aller sur place. À l&#8217;heure où Ingrid Betancourt semble achever sa course au fin fond de la jungle, sacrifiée par le gouvernement Uribe qui refuse les conditions des FARCs (i.e. une grande bourgeoise en échange de centaines de guérilleros), j&#8217;ai envie de revenir quelque peu sur les jours passés aux côtés des compagnons du réseau RASH le plus impressionnant du monde. Mais c&#8217;est un récit qu&#8217;il faudrait presque commencer par la fin, puisque le 15 mars 2008, nous avons reçu de sombres nouvelles de nos camarades colombiens. Suite à une terrible bagarre avec une dizaine de néonazis, Freddy, alias Faro, chanteur du groupe Komintern 43, leader charismatique de la section de Bogotá, élément moteur du RASH NC (Nueva Colombia), venait d&#8217;être incarcéré à la sinistre prison de la Modelo. En effet, la charge passée, un jeune d&#8217;extrême droite a été ramassé sur le carreau, blessé mortellement de plusieurs coups de couteau. Cette rixe tragique a été le prétexte à l&#8217;arrestation du plus actif, donc du plus dangereux des militants de la bande politique rouge. Plus de trois mois après, Freddy est toujours en prison, il s&#8217;adapte progressivement, mais il a besoin d&#8217;un énorme soutien financier. Ses frais d&#8217;avocat s&#8217;élèvent à 28 000 euros (soixante-dix millions de pesos !). Recueillir cette somme phénoménale est la principale façon de l&#8217;aider dans l&#8217;immédiat!]]></description>
			<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 10:59:04 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=212</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=212</guid>
		</item>
		<item>
			<title>En attendant l&#039;insurrection: édito du numéro 16 (juin 2008)</title>
			<description><![CDATA[En attendant l&#8217;insurrection&#8230;<br /><br />Un an déjà depuis le dernier numéro de Barricata, un an de « sarkozysme ». Et tant de lois et de décrets scélérats, de rafles de sans-papiers, de bavures policières, de conflits sociaux et de manifestations qui, à défaut de défrayer la chronique, ont occupé le pavé. On a l&#8217;impression qu&#8217;une éternité s&#8217;est écoulée. Les attaques gouvernementales contre les plus pauvres et les plus faibles (franchise médicale, réforme de l&#8217;assurance-chômage, de l&#8217;Afpa, etc.) n&#8217;ont jamais été aussi virulentes. Les employés de l&#8217;État eux-mêmes sont en train de prendre la plus belle gifle de toute l&#8217;existence de la fonction publique, avec la réforme d&#8217;un statut que l&#8217;on croyait inébranlable. L&#8217;offensive libérale est tellement brutale que l&#8217;on ne comprend pas comment, en si peu de temps, il est possible de détruire autant. Qui connaît le champ social dévasté par Margaret Thatcher chez nos voisins d&#8217;outre-Manche a de quoi s&#8217;inquiéter. La même perfidie est appliquée aujourd&#8217;hui en France. Réformer le plus possible et le plus vite, sans plier face aux protestations de la rue. En Angleterre pourtant, la mobilisation contre la Poll Tax, dans les années 90, engendra un vrai soulèvement. Mais la baronne Thatcher ne céda pas, la rue perdit. Le mouvement syndical ne s&#8217;en est toujours pas relevé. En France, « ce n&#8217;est pas la rue qui gouverne » rétorque le président aux manifestations des lycéens, fonctionnaires, retraités, dockers, pêcheurs, caissières, travailleurs sans-papiers, etc. Qu&#8217;espère-t-il ? Que les syndicats réformistes négocient en douce quand la base demande d&#8217;aller plus loin dans l&#8217;action ? Que les grandes centrales se méfient, c&#8217;est un jeu dangereux, dont elles pourraient ne pas sortir indemnes en perdant de nombreux adhérents. Ou bien peut-être pense-t-il que nous avons tous décidé de courber la tête et « de travailler plus », comme il dit, mais pour quel résultat ? Crever plus riche, mais plus vite, perdre sa vie à la gagner ? Non merci. Les travailleurs sans-papiers qui occupent leur lieu de travail sur les Champs-Élysées, les employés et ouvriers qui séquestrent leurs tauliers, les jeunes des cités stigmatisés qui crament tout, n&#8217;ont pas l&#8217;intention de devenir les esclaves des grands patrons dont les profits n&#8217;ont jamais été aussi outranciers. Les quelques pages qui suivent essaient de faire sortir de l&#8217;ombre médiatique des injustices criantes et de mettre l&#8217;accent sur des luttes et des expériences politiques, sociales, musicales et littéraires. Détruire, mais aussi créer pour reconstruire.<br />Méditons sur quelques propos rédigés, il y a un siècle, par l&#8217;anarchiste Libertad : « La tyrannie la plus redoutable n&#8217;est pas celle qui prend forme de l&#8217;arbitraire, c&#8217;est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité. Ce n&#8217;est pas celle qui sévit contre la révolte, c&#8217;est celle qui fait que la révolte ne sait plus être. » À nous de rester vigilant, de riposter et de construire des projets pour montrer à tous les tenants du capitalisme que nous n&#8217;avons pas besoin d&#8217;eux. La révolution ne se fête pas, elle se fait à chaque instant. <br />Géraldine, 26 mai 2008<br />]]></description>
			<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:28:51 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=211</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=211</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Retour sur une tournée antifasciste en Russie avec les Stage Bottles (mai 2008)</title>
			<description><![CDATA[En Russie, les assassinats de militants persistent, l&#8217;État reste complaisant à l&#8217;égard des néonazis, mais les antifas relèvent la tête. L&#8217;heure de la riposte?<br /><br />Le 7 mai dernier, Dmitri Medvedev remplaçait Vladimir Poutine à la tête de la Russie. Le lendemain, ce dernier était nommé Premier ministre à la Douma. La différence entre les deux ? Le premier, qui n&#8217;a jamais été membre du KGB, est un pantin entre les mains du second. Il a été beaucoup moins applaudi que le Premier ministre lors de son discours inaugural à la Douma&#8230; Va-t-il renforcer encore le pouvoir des services spéciaux, de la police et de l&#8217;armée, exacerber les sentiments nationalistes comme ces dernières années, ou renforcer « la protection et le développement futur des libertés civiles et économiques »? Économiques, on n&#8217;en doute pas, mais civiles&#8230; Un périple de quelques jours en Russie m&#8217;a permis de constater que ce discours était une mascarade!]]></description>
			<pubDate>Mon, 12 May 2008 20:59:05 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=210</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=210</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Fajardie est mort!</title>
			<description><![CDATA[Fajardie est mort ! Bordel, c&#8217;est pas facile à encaisser ! <br />Ce lundi 5 mai, à l&#8217;heure où son décès a été annoncé, je pensais justement à lui en lisant un énième article sur Mai-68. Je me disais : « Ils ont tous oublié de parler de Jeunes femmes rouges toujours plus belles, quel manque de goût ! » ]]></description>
			<pubDate>Wed, 7 May 2008 01:10:37 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=209</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=209</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Militer et résister pour rester dignes !</title>
			<description><![CDATA[Rencontre avec l&#8217;un des militants libertaires colombiens parmi les plus actifs.<br /><br />Marco a 26 ans et vit à Bogotá. C&#8217;est un militant actif du mouvement libertaire colombien. Exilé en Europe pour « raisons de sécurité », il a fait le choix de revenir en Colombie parce que c&#8217;est ici, et pas ailleurs que sa lutte continue. Il revient sur les résistances sociales d&#8217;un pays en guerre. Salud compañero!]]></description>
			<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 00:15:06 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=208</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=208</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Banda Bassotti - Rivoluzione rock!</title>
			<description><![CDATA[Face à l&#8217;État, à l&#8217;extrême droite, et au patronat, les agitateurs italiens ne lâchent pas l&#8217;affaire<br /><br />Pour les militants italiens, la situation actuelle est particulièrement difficile. L&#8217;extrême droite transalpine gagne en puissance, elle descend de plus en plus fréquemment dans la rue. Parallèlement, le gouvernement de « gauche » réclame et obtient l&#8217;extradition des anciens activistes des Années de plomb, comme Paolo Persichetti, Cesare Battisti, ou encore Marina Petrella. Depuis 27 ans, la Banda Bassotti pratique une musique combative, fidèle aux idéaux révolutionnaires, et sans compromis avec les néofascistes. Petit entretien.<br />]]></description>
			<pubDate>Mon, 7 Apr 2008 15:27:46 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=207</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=207</guid>
		</item>
		<item>
			<title>LA K-BINE: DU RAP SANS CONCESSION!</title>
			<description><![CDATA[La K-BINE RALLUME LA MÈCHE&#8230;<br /><br />Dans « Kommando Malik », dernier opus en date, la bande de La K-BINE assène : « Mon rap, un attentat ciblé. La K-BINE, rap de fils d&#8217;immigrés. » Rencontre avec Skalpel, l&#8217;une des voix de ce groupe enragé.]]></description>
			<pubDate>Mon, 7 Apr 2008 15:25:14 +0200</pubDate>
			<link>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=206</link>
			<category domain="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/">BARRICATA</category>
			<guid>http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=206</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>